Revue de presse : Simca² : pour reprendre le volant après un AVC (Le Républicain Lorrain)

Des médecins, des chercheurs de l’Enim et une PME de Morhange se sont associés pour mettre au point un prototype capable de tester la capacité de conduite de personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral.

Cinq universitaires, trois médecins et la PME Acréos se sont associés pour mettre au point un prototype, unique en France, capable de tester la conduite de patients victimes d’AVC. Ils l’ont baptisé Simca². Un châssis de Twingo, un volant et trois pédales comme dans une vraie voiture. En face, trois écrans plats simulant un environnement routier. Le siège conducteur, lui, accueillera des victimes d’accident vasculaire cérébral. Trois médecins mosellans ont directement contacté l’Enim et proposé de travailler sur un simulateur testant l’aptitude à la conduite de patients, suite à un AVC.

La proposition remonte à fin 2010. Automne 2013, le prototype est prêt. Il sera même en démonstration à partir du 19 septembre à la FIM pendant l’Open de Moselle.

C’est le laboratoire de génie industriel, de production et de maintenance – LGIPM – qui porte le projet. Son directeur, Nidhal Rezg, a lancé toute son équipe dans l’aventure, embarquant même la PME Acréos de Morhange. « Spécialisée dans la construction de simulateurs pour le BTP, l’entreprise se charge de toute la réalisation matérielle du projet », indique le directeur. Le cahier des charges – neuf tests – a été minutieusement élaboré entre chercheurs et médecins, les Dr Clémence Deffinis, Catherine Achour et Etienne Godet. De leur côté, Metz-Métropole, le conseil général de Moselle et la région Lorraine ont pris part au financement pour un équipement chiffré à 240 000 €. La matière grise, elle, n’a pas été facturée… Pourtant, ils ont carburé les chercheurs. « Il a fallu imaginer les scénarios » , explique Nidhal Rezg, « tester les réflexes, la sensibilité, être précis sur la pression de freinage par exemple . » Car en ce châssis un peu basique se cache une batterie de composants électroniques et d’outils d’intelligence artificielle chargés d’analyser les résultats. « C’était la partie la plus sensible et l’étalonnage s’est fait avec les médecins. »

Prise de conscience pour les patients

Dans un avenir que les chercheurs espèrent proche, Simca² pourrait équiper des hôpitaux, ou devenir le partenaire lire la suite sur Le Républicain Lorrain